Samedi 16 octobre 6 16 /10 /Oct 19:06

Chères,/chers élèves, hier matin on  a lu en classe le poème de Godeau Les petits voyous évoquant la délinquance juvénile.

Pour approfondir ce thème, je vous invite à lire l'article suivant:

 

De nos jours, l’entrée du jeune dans notre société d’adultes en tant que citoyen actif à part entière se fait plus difficilement qu’autrefois. Actuellement, la situation économique induit souvent un état intermédiaire d’inactivité, source de mal-être et donc de déviance.

L’adolescence est une phase de transition importante. Le jeune est en pleine recherche d’identification avec assimilation et mimétisme d’un héros, le plus souvent pris parmi des « stars » et qui deviennent ses références. Dans certains cas, il y a un mimétisme du « grand frère » : pour les plus jeunes, les héros sont les caïds de la cité.

Les personnalités publiques peuvent avoir un rôle important dans le transfert de certaines valeurs humaines et de citoyenneté. Néanmoins, le prestige social est aujourd’hui davantage lié à l’argent et aux valeurs matérielles qu’au rôle que l’on joue au sein de la collectivité. La construction de l’individu ne s’effectue plus par rapport au groupe et donc au rôle qu’il devra y tenir, mais par rapport à la satisfaction de désirs immédiats, que certains sont prêts à assouvir par la violence. La construction du citoyen est par conséquent mécaniquement en crise.

L’adolescence est une période de dépréciation de soi. Cela peut amener le jeune à prouver qu’il existe par la violence.

L’adolescence est aussi et surtout la période du déni, du refus du cadre et des règles de la société avec un besoin de transgresser. Une grande importance est en revanche accordée à l’avis et au comportement des pairs et des modèles.

Mais si notre période est celle du déni systématique elle est également celle de l’engagement, de l’adhésion aux grandes causes, humanitaires, sociales, environnementales. C’est sur ces valeurs qu’il convient de s’appuyer pour motiver les jeunes et ainsi les placer en situation de réussir.

Les facteurs individuels :

La cellule familiale, premier cercle de construction de l’individu

Même si elle ne peut seule être tenue pour responsable, une carence familiale sous-tend fréquemment des problèmes de violences. La famille est le premier lieu d’éducation et de socialisation de l’enfant. Ce devrait être le premier cercle de structuration.

Mais, de nos jours, la cellule familiale est souvent déstabilisée : réduction du temps consacré aux enfants, absence des parents, disparition de l’autorité paternelle, voire parents contre-modèles ou voir, par une situation familiale critique telle que la monoparentalité dont la mère et souvent démunie de tout soutien.

L’apprentissage de la violence peut aussi se faire à travers les violences intra familiales.

Un facteur plus endogène : la personnalité du délinquant :

Il existe des facteurs de risque de délinquance chez le jeune. Le jeune dépressif peut fuir vers la mort physique en passant à l’acte par des méthodes de suicide “traditionnelles” ou bien, il peut plonger dans une mort sociale en exprimant sa violence par des actes antisociaux, lesquels sont en réalité la traduction d’un mal-être profond et d’un besoin de communication.

Cause et parfois conséquence de la délinquance : le problème de la drogue

L’usage de la drogue chez un mineur est un facteur d’inadaptation parmi d’autres. À la fois cause et conséquence du mal-être des jeunes, les consommations régulières de tabac et d’alcool, du khat sont des facteurs de risques de toxicomanie par recherche de sensations toujours plus vives. Le besoin d’argent pour acheter la drogue pousse aux vols avec ou sans violence et de plus, l’emprise de la drogue entraîne une altération profonde de la personnalité qui pousse à la récidive. Ce problème de toxicomanie soutient également l’activité de certaines bandes qui vivent de ce trafic et entretiennent ainsi une véritable économie parallèle.

Les facteurs organisationnels et environnementaux :

L’éducation : pierre angulaire de l’harmonie sociale :

Selon l’étude du PNUD, notre système éducatif déplore, 48% des déperditions après six années d’études, un taux d’analphabétisme global de 48%, le manque de qualification du personnel, un taux moyen de chômage estimé à 61% , plus de 92% des 15 à 19 ans sont chômeurs, de même que près de 80% des jeunes de 20 à 24 ans . Ainsi, tous ces jeunes se retrouvent plus facilement en situation d’échec sociale, situation qui fait le lit de la délinquance et de la violence.

L’échec scolaire est en corrélation directe avec la déscolarisation des mineurs. L’inadaptation scolaire habitue à vivre en marge des règles sociales, l’apprentissage se fait alors dans la rue, parfois au contact de plus grands ayant eux-mêmes connu l’échec scolaire.

Pourtant l’école est un lieu d’instruction et de socialisation ; c’est l’antichambre de la société adulte. Par ailleurs, tout comme l’autorité du père, le respect du professeur risquerait d’être aboli un jour proche, si rien n’est fait. Car pour un jeune en voie de marginalisation, l’enseignant pourrait être vu comme un simple représentant d’une institution ou de la société qu’il rejette.

Un facteur aggravant : l’urbanisation :

L’architecture et l’insalubrité de certains quartiers même s’ils ne sont pas seuls responsables des actes directs de violence, elles y sont contributrices d’une manière générale. Il y a dans les quartiers une forte concentration de jeunes déscolarisés et d’adultes inactifs qui crée un climat de forte tension. Dans les grands ensembles de quartiers, la densité de population et la proportion importante de la classe d’âge 12-25 ans, font que l’agressivité est omniprésente et l’exporte en dehors des périmètres habités comme c’est souvent le cas.

Toutefois, les conditions socio-économiques ne sont qu’une composante parmi d’autres facteurs de délinquance et de la violence de jeunes.

Une socialisation plus délicate : les jeunes issus de l’immigration :

Par ailleurs, il est important de souligner et de prendre en considération, l’intégration sociale des enfants d’émigrés et qui doit se faire par l’école. Notre système scolaire est à la base de l’intégration, mais il doit développer une nouvelle vision éducative pour promouvoir les valeurs collectives d’identification. Comme pour les autres jeunes  francais une action doit être menée afin que ces jeunes ne plongent pas dans un système qui les mènerait vers l’isolement communautaire, voire vers l’intégrisme religieux, les bandes organisées ou vers la grande criminalité.

Le chômage :

On constate une forte augmentation de la violence des jeunes issus des quartiers où le taux de chômage est important, où il y a une forte immigration, où les familles sont souvent nombreuses, où la population des moins de 20 ans est presque majoritaire.  

La violence urbaine s’observe dans la plupart des sociétés modernes où, très souvent, on constate  la carence de politiques d’intégration et de justice sociale. 

On ne peut pas dissocier la répression de la médiation et la prévention face à cette problématique de la violence qui s’apparente plus à une crise identitaire et sociale que des actes commis gratuitement pour le simple plaisir de les commettre. Elle pourrait être interprétée comme de l’archaïsme institutionnel en dépit des politiques sociales attendues et pourrait entrainer, voir précipiter une implosion sociale.

Pour comprendre un tel cheminement qui a conduit le jeune à des pratiques de la violence, nécessite à la compréhension de son parcoure personnel et la connaissance de son environnement social afin d’apporter une meilleure analyse de la situation et combler les carences de l’action publique, éducative et familiale . Sans la recherche des principaux facteurs de risque de violence chez les jeunes, comme les facteurs individuels, de l’influence de la famille et des amis ou encore, les facteurs sociaux, politiques et culturels, rendra impossible toute action concrète en leur direction.

 

Et encore, cliquez sur les liens ci-dessous:

Histoire de la lutte contre la délinquance juvénile: entre répression et éducation

http://www.liberation.fr/societe/01012300163-un-rapport-prone-le-depistage-des-troubles-du-comportement-chez-les-petits-entre-deux-et-trois-ans

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/delinquance-les-centres-educatifs-fermes-ne-sont-pas-la-solution_944056.html

 

 

Si vous aimez le cinéma je vous conseille de vous connecter à ce stite qui présente une liste de films ayant pour thème la violence et la délinquance juvénile; amusez-vous bien!!!

 

http://www.cinetrafic.fr/liste-film/4243/1/delinquance-juvenile

 

 

 

Par profmireille.over-blog.com - Publié dans : Actualité-Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Mon profil

Bienvenue! Je m'appelle Mirella Carlino et je suis prof de francais au Lycée Vittorio Sereni di Luino. J'aime  lire, aller au cinéma, cuisiner pour ma famille et mes amis et........ma profession bien évidemment !

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés